JEAN-CHARLES BUREAU

  • 2017

Rêvez! , Collection Lambert, Avignon

Seuls Ensemble, H Gallery, Paris

Félicita 17, Palais des Beaux Arts, Paris

Détente, Parc de Maison Blanche, Marseille

  • 2016

« Hé bien… LA GUERRE », Beaux-Arts de Paris

  • 2015

Mixshop, Printmaking, Milwaukee, Wisconsin

  • 2014

Je ne peux plus me voir en peinture, Beaux-Arts de Paris

  • 2013

C’est calme, Galerie Gauche, Beaux-Arts de Paris

Prix
  • 2015

Sélection Prix de peinture Novembre à Vitry

  • 2014

Prix du Dessin de la Bourse Diamond

Résidences
  • 2016

Griffin Gallery Residencies (Colart) – Londres

  • 2011-2016

Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris avec les Félicitations du jury –
Atelier Boisrond

  • 2015

Milwaukee Institute of Art and Design, International Exchange, Painting and Print making major

  • 2010-2011

Année préparatoire artistique aux Ateliers de Sèvres à Paris

Le Paradis est sur terre.

J’y plante mon décor avant de jouer au pessimiste, avant de construire mon désespoir éphémère.

C’était beau à voir. J’ai fait la guerre au bonheur. Je la continue toujours. Une bataille de mon corps sur le temps, en conflit avec le présent continu. Je le laisse prendre le temps de regarder danser l’ombre qu’il produit par la course du soleil. Une ombre qui s’allonge et s’adoucit car, ici, ce n’est pas l’ombre qui nous inquiète. Une défaite imprévisible s’est imposée à moi : la lumière. Une lumière si intense aujourd’hui que nous en sommes à midi. L’ombre est au plus court.

Nous en avons toujours rêvé : être autant éclairé, éradiquer l’ombre à oublier qu’elle était en train de nous brûler. Cette lumière devenue aveuglante ne me reflétait plus. J’ai commencé à jouer avec l’interrupteur.

Les gens ont ri et, cette fois-là, j’ai ri pour faire comme les autres car je n’ai pas compris.

La part d’ombre en moi continue à regarder cette lumière, simplement parce que c’est beau. Je m’arme de lunettes et je ris parce qu’il n’y a rien à comprendre : mon château s’est écroulé, enfin. Fin de journée. Demain il fera jour.