GALERIE

Après la Libération, les Levin rouvrent la galerie familiale. Georges Detais épouse la fille de Claude Levin, et, en 1958, il prend officiellement la direction de la galerie.

Jusqu’alors spécialisée dans la peinture des 17e et 18e, la galerie va devenir, sous l’impulsion de Detais, la caisse de résonance d’une nouvelle génération d’artistes.

En 1959, un jeune Espagnol se présente à la galerie, une toile sous le bras : Eduardo Arroyo fait ainsi son entrée dans le milieu artistique parisien.
Il fera sa première exposition à la galerie en 1961, où il sera suivi de près par Louis Quilici, Gilles Aillaud, Henri Cueco, Bernard Rancillac…
La Galerie Detais sera désormais associée à un nouveau courant : la Figuration Narrative.

Dans l’effervescence intellectuelle et artistique du Paris des années 1960, la galerie soutient une nouvelle scène qui embrasse vite une carrière à l’étranger, nourrie des apports de Peter Klasen, Errò, Valerio Adami ou Hervé Télémaque et de la fougue contestataire de Gérard Fromanger, Jacques Monory, Ivan Messac ou Gérard Schlosser.

A partir du début des années 1970 la galerie met l’accent sur le développement international de ses artistes et les accompagne lors d’expositions à Madrid, Amsterdam, Montréal, Zurich…

Dans les années 2000, Sabine Bayasli rejoint Georges Detais ; formée au métier, l’ex-libraire reprendra le flambeau et l’héritage spirituel de son mentor.
Elle poursuit et développe l’activité de la galerie, toujours dédiée à la figuration, et entame un tournant en 2011 avant d’ouvrir un nouvel espace au 39 rue Notre Dame de Lorette en 2017.

Au 39 Notre Dame de Lorette, la Galerie Detais jouit d’un espace de 110m2 sur deux niveaux.

Au rez-de-chaussée prend place un programme alternant les monographies des artistes, historiques ou émergents, représentés ou invités par la galerie, et les expositions collectives.

Aujourd’hui, la Galerie Detais entreprend de nouvelles collaborations et formalise un programme orienté vers la peinture figurative d’aujourd’hui, française et internationale. Débarrassée des batailles anciennes entre Figuratifs et Abstraits, la nouvelle génération se montre aux côtés de ses prédécesseurs, aussi bien à la galerie que dans les foires auxquelles elle participe, à Beyrouth, Leipzig ou encore Marseille.

Georges Detais à la Galerie, en 2012.

Julio Le Parc et Guy de Rougemont.

Jean Cortot, Sabine Bayasli et Bernard Rancillac.

Guy de Rougemont et Peter Stämpfli.

Sabine Bayasli, Fabio Rieti et Pierre Buraglio.

La Galerie au 10, Notre-Dame de Lorette.

La Galerie au 39, Notre-Dame de Lorette.

© Michel Lunardelli