MAGDALENA LAMRI

  • 2017

Encore, la Peinture, Galerie Federico Rui, Milan

  • 2016

Solo Show, Chantiers ArtHouse , Bruxelles

Solo Show, Galerie Detais, Paris

Solo Show, ChantiersArtHouse , Brussels

Solo Show, Herr Beinlich, Bielefeld

  • 2014

NEW ORDER, Les Infirmières Galerie, Paris

  • 2013

Paper Act, Les Infirmières Galerie, Paris

  • 2012

Désa/corps, Galerie Le Chapon Rouge, Paris

Il était une fois, L’Usine, Les Lilas

  • 2016

Painting, Musée de Bassano del Grappa

La Vie de château, Galerie Detais, Paris

SetUp Art Fair, Galerie Federico Rui, Bologne

ST-ART, Galerie No Smoking, Strasbourg

  • 2015

Fragilité, Galerie Guido Romero Pierini, Paris

Soirées dessinées, Galerie Talmart, Paris

  • 2014

DRAWINGS, ProArt Gallery, Dubai

1914-18 VS 2014-18, CHABRAM2, Touzac

Muses, Rofaida Zaid Gallery, Dubai

Oh my God, Les Infirmières Galerie, Paris

OFFLINE, Cité de la Mode et du Design, Paris

  • 2013

Art’O Clock Art Fair, La Défense

Corpe Diem, Centre d’Art de Touzac

Passenger, La Compagnie des Mondes, Paris

Women Act, La Vie de Bureau, Montreuil

L’artiste française Magdalena Lamri est diplômée en arts et métiers de l’Ecole nationale d’arts appliqués Olivier de Serres à Paris. Ses peintures et dessins figuratifs juxtaposent sa technique réaliste à une préoccupation pour des sujets sombres, explorant souvent le corps humain. Elle se décrit elle-même comme une artiste stimulée davantage par les sensations que par les concepts, et son objectif est de rendre ces sentiments visibles à travers sa peinture. Elle a exposé à l’international, à l’occasion d’expositions personnelles ou collectives, et a reçu de nombreux prix en France pour son travail.

Saatchi Art

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Interview par Jean-Paul Gavard-Perret

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
L’idée de rejoindre mon atelier.

Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ?
Ils sont intacts. Je suis tou­jours une enfant.

A quoi avez-vous renoncé ?
J’ai renoncé à renon­cer depuis bien longtemps …

D’où venez-vous ?
D’où je viens ?
… L’essentiel est plu­tôt où je vais.

Qu’avez-vous reçu en dot ?
De l’ironie. 

Qu’avez vous dû “pla­quer” pour votre tra­vail ?
Mon tra­vail est ma vie. Je dors pein­ture, je mange pein­ture … J’ai
cer­tai­ne­ment dû aban­don­ner cer­taines choses, elles ne devaient pas être essen­tielles car je ne m’en sou­viens plus.

Un petit plai­sir — quo­ti­dien ou non ?
Une coupe de cham­pagne … ou deux. Qu’est-ce qui vous dis­tingue des autres artistes ? Je crois être très sin­cè­re­ment comme tous les autres artistes… En per­pé­tuelle remise en ques­tion, pas­sion­née, ani­mée
irra­tion­nel­le­ment par le besoin de créer.

Quelle fut l’image pre­mière qui esthé­ti­que­ment vous inter­pela ?
J’ai été bou­le­ver­sée par le retable d’Issenheim et son incroyable modernité !

Et votre pre­mière lec­ture ?
La pre­mière qui m’a mar­quée c’est « Alice au Pays des Mer­veilles » de Lewis Caroll et qui me pour­suit depuis mon enfance.

Com­ment pourriez-vous défi­nir votre tra­vail sur la re-présentation de la femme ?
La femme dans mon tra­vail est com­plexe et ambi­va­lente. Elle allie tous les para­doxes. Elle tente de sub­sis­ter dans un monde contem­po­rain en déclin et de redé­fi­nir ses dif­fé­rents posi­tion­ne­ments de mère, de maî­tresse, d’épouse, d’individu… 

Quelles musiques écoutez-vous ?
J’écoute beau­coup de Jazz ( Col­trane, Fitz­ge­rald … ), pas mal de vieux rock des années 60–70 mais en ce moment c’est Agnès Obel et Soley qui résonnent conti­nuel­le­ment à l’atelier.

Quel est le livre que vous aimez relire ?
Il y en a plu­sieurs… J’aime replon­ger assez régu­liè­re­ment dans l’univers de Fitz­ge­rald, de H.G. Wells ou d’ André Breton …

Quel film vous fait pleu­rer ?
A peu près tous je crois, je suis une extra-sensible … Le der­nier en date « Ala­bama Mon­roe » de Felix Van Groe­nin­gen, un véri­table chef d’oeuvre !

Quand vous vous regar­dez dans un miroir qui voyez-vous ?
L’une des “Mag­da­lena” que je suis.

A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
Je n’ai jamais osé écrire aux per­sonnes que j’admire.

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Big Sur en Californie …

Quels sont les artistes dont vous vous sen­tez le plus proche ?
Je suis plus que sen­sible et admi­ra­tive du tra­vail d’Adrian Ghe­nie, de Jus­tin Mor­ti­mer, de Fabien Mérelle ou encore de Julien Salaud.…Je me sens très proche de leurs uni­vers res­pec­tifs.
Je devrais peut-être leur écrire, non ?

Qu’aimeriez-vous rece­voir pour votre anni­ver­saire ?
Un vio­lon­celle, un rêve d’enfant.

Que défendez-vous ?
Le droit de rêver. Que vous ins­pire la phrase de Lacan : “L’Amour c’est don­ner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas”? Une ter­rible et exquise réalité.

Que pensez-vous de celle de W. Allen : “La réponse est oui mais quelle était la ques­tion ?”
Dans le doute, j’aurais dit “non”.

Quelle ques­tion ai-je oublié de vous poser ?
Vous auriez pu me deman­der si je suis plu­tôt viande ou pois­son. Mais j’avoue que je ne vous aurais pas répondu, cette ques­tion étant trop personnelle …